Lettre de démission : modèles, préavis et exemples
Vous avez décidé de partir. Reste la page blanche : quel ton adopter, faut-il un recommandé, et combien de temps de préavis. Voici l’essentiel tout de suite.
Une lettre de démission doit exprimer une volonté claire et non équivoque de rompre le contrat, et mentionner la date. Il n’existe pas de durée de préavis légale unique : elle dépend de votre convention collective. Pour les cadres, elle atteint souvent 3 mois.
Réponse directe : rédigez une lettre courte et datée qui annonce votre démission et la date de départ souhaitée. La loi n’impose aucun formalisme, mais l’écrit fixe le point de départ du préavis. Vérifiez votre convention collective, car c’est elle, pas la loi, qui fixe la durée.
Ce que vous retiendrez :
Il n’y a pas de réponse unique, et c’est le point que la plupart des gens manquent. La durée du préavis de démission n’est fixée par la loi que dans des cas particuliers comme les journalistes ou les VRP. Pour la grande majorité des salariés, elle dépend de la convention collective, d’un accord, du contrat ou des usages. C’est le texte même de l’article L1237-1 du Code du travail : “En l’absence de dispositions légales ou conventionnelles, ils résultent des usages pratiqués dans la localité et la profession.”
En clair : ouvrez votre convention collective avant de fixer une date. Service-Public.fr le confirme dans sa fiche Démission d’un salarié : il n’existe pas de durée de préavis légale unique et universelle.
À titre d’exemple concret, la convention collective Syntec (bureaux d’études, informatique, conseil) prévoit 1 mois de préavis pour les ETAM de moins de deux ans d’ancienneté, 2 mois au-delà, et 3 mois pour les ingénieurs et cadres, quelle que soit l’ancienneté. Ces 3 mois sont une durée conventionnelle courante, pas une règle légale. D’autres conventions fixent d’autres durées.
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Créez votre CV gratuitementNon, pas au sens strict. Service-Public.fr est clair : “Il n’y a pas de procédure légale imposée pour notifier une démission. Le salarié peut informer son employeur oralement ou par écrit.” La démission peut donc être verbale.
L’écrit reste pourtant la seule bonne pratique. Il fixe une date certaine, il prouve la volonté claire et non équivoque de démissionner, et il évite les litiges sur le point de départ du préavis. Certaines conventions collectives imposent d’ailleurs une lettre, même si l’absence de lettre ne remet pas en cause la validité de la démission.
Un point à connaître : une fois la démission claire et non équivoque exprimée, elle est définitive. Vous ne pouvez plus vous rétracter sans l’accord de l’employeur. Réfléchissez donc avant d’envoyer.
Restez bref. La lettre est une preuve, pas une tribune.
Deux choses à laisser de côté. D’abord les motifs de votre départ : aucune obligation de les indiquer, et ce qui est écrit peut rester dans votre dossier. Ensuite tout ce qui relève de l’émotion. Si vous voulez expliquer votre décision, faites-le lors de l’entretien, pas sur le papier.
Le mode de remise fixe officiellement le point de départ du préavis. Service-Public.fr distingue deux voies sûres.
Une annonce purement verbale fait courir le préavis dès le jour de l’annonce, ce qui rend la preuve difficile. D’où l’intérêt de l’écrit.
Toutes les démissions ne se ressemblent pas. Voici comment se comparent les cas courants.
| Situation | Préavis | Forme conseillée | Ce qu’il faut écrire |
|---|---|---|---|
| Démission standard (CDI) | Selon convention (ex. Syntec : 3 mois cadres) | LRAR ou main propre | Volonté claire, date de départ |
| Demande de dispense de préavis | À négocier avec l’employeur | Écrit | Démission + demande de dispense |
| Période d’essai | Délai de prévenance court (jours) | Écrit ou oral | Déclaration brève, date |
| Cadre (convention Syntec) | 3 mois | LRAR ou main propre | Référence à la convention, date |
| Rupture conventionnelle | Procédure distincte, homologuée | Formulaire dédié | Ce n’est pas une démission |
| Situation grave | Le plus court possible | Écrit, pour preuve | Court, factuel, sans accusation |
Le schéma reste le même partout : une volonté claire, une date, un ton neutre. Seule la durée du préavis change selon votre convention.
Trois modèles couvrent presque tous les cas. Adaptez et envoyez.
1. Démission standard
[Vos nom et adresse]
[Nom et adresse de l'employeur]
[Ville, date]
Objet : démission
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de
mon poste de [intitulé]. Mon préavis débutera à réception de ce
courrier, conformément à la convention collective applicable.
Je vous remercie de bien vouloir m'indiquer la date exacte de fin de
préavis et me confirmer réception de la présente.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
[Signature]
[Vos nom et prénom]
2. Démission avec demande de dispense de préavis
[Vos nom et adresse]
[Nom et adresse de l'employeur]
[Ville, date]
Objet : démission et demande de dispense de préavis
Madame, Monsieur,
Je vous présente ma démission de mon poste de [intitulé]. Je souhaite
quitter l'entreprise le [date] et sollicite une dispense de la partie
restante de mon préavis.
Dans l'attente de votre accord, je vous prie d'agréer mes salutations
distinguées.
[Signature]
[Vos nom et prénom]
3. Démission d’un cadre (préavis conventionnel)
[Vos nom et adresse]
[Nom et adresse de l'employeur]
[Ville, date]
Objet : démission
Madame, Monsieur,
Je vous informe de ma démission de mon poste de [intitulé]. En
application de la convention collective, j'effectuerai un préavis de
trois mois à compter de la première présentation de ce courrier, soit
jusqu'au [date].
Je vous remercie de me confirmer réception de la présente.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes
salutations distinguées.
[Signature]
[Vos nom et prénom]
Une fois la lettre partie, le regard se tourne vers la suite. Un départ propre et un CV solide relèvent du même projet : bien partir et bien arriver. ResuFit réécrit votre CV pour chaque offre, pour que la recherche qui suit votre démission avance plus vite. Créez gratuitement votre premier CV.
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À la fin du contrat, l’employeur doit vous remettre trois documents, même en cas de démission. Le certificat de travail, qui atteste votre poste et vos dates. L’attestation France Travail (ex-Pôle emploi), utile même sans droit au chômage, par exemple si un futur emploi se termine ensuite pour un autre motif. Et le reçu pour solde de tout compte, qui récapitule les sommes versées à la fin du préavis.
Vérifiez aussi le sort de vos congés payés non pris : ils vous sont dus sous forme d’indemnité compensatrice si vous ne pouvez pas les prendre pendant le préavis. Réclamez ces documents lors de l’entretien de départ et gardez-en une copie.
Quelques erreurs reviennent sans cesse, et chacune s’évite.
Réglez ces cinq points et le reste n’est que mise en forme. La lettre est courte par nature, et c’est justement pour cela que les petites erreurs se voient.
Pour la forme et la mise en page, consultez notre guide du format de lettre professionnelle. Pour les candidatures qui suivent, appuyez-vous sur notre guide de la lettre de motivation et sur nos modèles de lettres de candidature professionnelle.
Vous ne devez à personne un adieu spectaculaire. Vous devez un préavis conforme à votre convention, souvent 3 mois pour les cadres, et une lettre assez courte pour ne laisser aucune rancune. Écrivez ces quelques lignes, envoyez-les, puis passez à la recherche. Lancez votre prochain CV gratuitement avec ResuFit.
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Non. Selon Service-Public.fr, aucune procédure légale n'impose de formalisme, et la démission peut même être orale. L'écrit reste vivement recommandé pour dater le point de départ du préavis et éviter tout litige.
Il n'existe pas de durée légale unique. Elle dépend de la convention collective, du contrat ou des usages (article L1237-1 du Code du travail). À titre d'exemple, la convention Syntec prévoit 3 mois pour les cadres.
Ce n'est pas obligatoire, mais conseillé. En lettre recommandée avec accusé de réception, le préavis démarre à la date de première présentation. En remise en main propre contre décharge, il démarre le jour de la remise.
Non. La lettre doit seulement exprimer une volonté claire et non équivoque de rompre le contrat. Aucune obligation légale de motiver la décision, selon Service-Public.fr.
Oui. L'employeur peut vous dispenser d'exécuter tout ou partie du préavis. S'il en prend l'initiative, une indemnité compensatrice peut être due ; si c'est vous qui le demandez et qu'il accepte, aucune indemnité n'est due.